[TEST] BioShock : The Collection
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Survivant à un crash aérien dans l’océan Atlantique, vous vous engouffrez dans un vieux phare rouillé qui vous conduit à une mystérieuse cité sous-marine. Initialement construite comme refuge pour un petit groupe élitiste de scientifiques, d’industriels et d’artistes dans les années ‘30, cette Utopie idéaliste du nom de Rapture s’apparente aujourd’hui à une véritable cité des horreurs : la ville aux allures de Titanic est truffée de cadavres et les habitants survivants ont muté. De petites zombies (Little Sisters) sont ainsi chargées de dérober aux morts l’Adam, un puissant suc corporel. Ces fillettes mutantes sont protégées par les Big Daddys, des scaphandriers ultra puissants. Ne cherchez pas trop à savoir pourquoi, vous n’en aurez pas le temps, car chaque seconde d’inattention peut vous être fatale. Les mutants ne sont pas vraiment du genre à attendre qu’on vienne les trouver. Signé Irrational Games, Bioshock vous oblige constamment à faire des choix très rapides. Le monde de Rapture est manœuvré par Ecological AI. Ses habitants partagent entre eux des liens profonds et solides, et tout ce que vous faites ou ne faites pas a des répercussions sur le gameplay. Pour votre salut, vous disposez bien sûr du traditionnel arsenal d’armes à feu en tous genres, complété de pièges, de mines et d’explosifs. Mais en plus, et c’est là que cela devient vraiment intéressant, vous pouvez augmenter vos chances de survie en piratant ordinateurs et appareils pour vous en faire des alliés, en vous injectant des plasmides pour obtenir des pouvoirs spéciaux, en montant les habitants les uns contre les autres, et enfin, en utilisant une cible mouvante pour détourner l’attention de vos assaillants. A vous de combiner au mieux (et au plus vite) ces différentes options dans chaque nouvelle situation. BioShock, c’est réfléchir en tirant, tout en sentant dans votre nuque le souffle de la mort. Au final, il vous faudra faire un choix : abuser des survivants innocents de Rapture ou sauver votre peau.
Les nouveautés de BioShock The Collection.
Outre un passage des trois jeux en 1080p et 60 fps, BioShock The Collection intègre sur les disques (car il y en a deux) plusieurs DLC additionnels. En cherchant les bobines dorées au sein de BioShock, vous découvrirez des vidéos commentées par les développeurs pour vous en apprendre plus sur l'univers de la série (hélas les extraits ne sont pas sous-titrés en français), mais également un musée pour découvrir toutes les idées abandonnées en cours de développement.BioShock 2 accueille quant à lui les extensions "Épreuves de Protecteur" et "Antre de Minerve", mais malheureusement le mode multijoueurs du jeu a plié bagage. De son côté, BioShock Infinite inclut les DLC "Carnage Céleste", ainsi que "Les Tombeaux sous-marins épisode 1 et 2". PS4 oblige, il est bien sur possible de jouer sur PS Vita via la fonctionnalité Remote Play et l'interface y demeure très fonctionnelle.
Bioshock 1 et 2 tournent sur le moteur Havok, avec en plus quelques routines d'Unreal Engine 3.0 légèrement modifié. Si l'ensemble a indéniablement vieilli depuis le premier volet sorti en 2007, le résultat demeure agréable à l'œil, et nous avons plaisir à parcourir Rapture, la ville déchue de style Art Déco. Grâce aux nombreux plasmides, vous pouvez manipuler génétiquement votre propre corps et acquérir des pouvoirs tels que Target Dummy (cible mobile), Winter Blast (cristallise votre adversaire et le pulvérise) et Enrage (monte les ennemis les uns contre les autres), ce qui créée des effets spéciaux très réussis. Qui plus est, Rapture est une vaste cité sous-marine, et les environnements se montrent très créatifs, s'adaptant à vos actions grâce (ou à cause de) Ecological AI. La jouabilité est très réactive et la bande son se montre très dynamique collant parfaitement aux couloirs lugubres de Rapture, le tout porté par des doublages Français crédibles. BioShock 1 et 2 proposent une durée de vie chacun de près de vingt heures au compteur si vous explorez tout de A à Z, une douzaine seulement si vous foncez à vive allure.
Contrairement à ses ainés, BioShock Infinite tourne sur une version modifiée de l'Unreal Engine 3. Le rendu n'est pas toujours parfait, notamment du côté des textures, mais la patte artistique est excellente, et le jeu des lumières très impressionnant. On appréciera l'inventivité qui émane de la ville de Columbia, contrairement à l'intelligence artificielle des ennemis qui demeure assez faible, et les affrontements très dynamiques qui ponctuent la progression. La musique intradiégétique est très présente, et les personnages chantent des mélodies envoutantes. Les thèmes d'ambiance sont d'une grande qualité, tandis que le doublage français est assez crédible. La durée de vie promet une campagne de dix heures en ligne droite, quinze si vous explorez un minimum les secrets de Columbia. En outre, terminer le jeu permet de débloquer le fameux mode 1999 qui augmente grandement la difficulté.
CONCLUSION
BioShock est une série d'exception. Le premier épisode constitue un huis-clos aquatique très prenant, bercé par un scénario et un univers fort créatif. Moins torturé que son ainé, BioShock 2 s'avère davantage tourné vers l'action que sur le sentiment de peur. Un sentiment renforcé par le fait qu'on y incarne un personnage puissant. Quant à BioShock Infinite, il signe une prestation enchanteresse. On appréciera particulièrement son design très recherché, le plaisir de la découverte de la ville-aérienne, ou encore l'aventure en elle-même. Cette compilation remastérisée permettra de redécouvrir trois monuments du jeu vidéo sur PS4 et Xbox One, même si la réalisation technique aurait pu gagner encore en précision.
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