Otakuplayer

  L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITÉ MANGA & ANIME & JEUX VIDEO : #Test Gaming  - #JeuxOtaku -  #Avismanga - #Instagram - #Tiktok

[TEST] Metal Gear Solid 3 : Snake Eater (2004)

Publié le 30 Mai 2015 par Otakuplayer.fr - @lyagamii

Follow me sur Instagram

Catégories : #test
[TEST] Metal Gear Solid 3 : Snake Eater (2004)

Nouvelle époque. Nouveau décor. Nouveau héros. Après deux chefs-d'œuvre à l'ambiance relativement proche, la série tente un retour dans le passé, histoire de changer d'air et de souffler un peu en attendant la conclusion de la saga Solid Snake. Loin de la complexité des deux premiers épisodes, l'histoire se veut plus simple à appréhender... au point d'en devenir simpliste ?

Le scénario de Snake Eater s'articule autour d'une symbolique assez facile à comprendre. Snake se voit chargé d'éliminer le Boss, dont il a été le disciple par le passé. Parce qu'il éprouve encore de l'affection et de l'admiration pour cette dernière, et parce qu'il est aussi bien plus faible au combat, la tâche semble bien ardue. C'est ainsi qu'à travers un parcours relativement linéaire, Snake devra d'abord combattre un à un les partenaires du Boss, les Cobras. Chacun de ces boss porte le nom d'un sentiment : la Peur, la Douleur, etc. Ainsi, en plus de lui faire gagner en expérience au combat, le combat contre un boss signifie le combat contre le sentiment dont il est l'allégorie, ces sentiments étant un handicap pour qui veut avancer de manière significative dans la vie, pour qui espère vaincre un adversaire avec lequel on tisse un lien particulièrement fort.

Cette symbolique, qui semble être, sur le papier, bien vue en plus d'être limpide, je l'ai trouvé assez simpliste. Ça passe bien dans un jeu épuré à la Fumito Ueda, dans lequel il n'y aurait que les deux adversaires et les boss. Moins dans un jeu d'action qui fait suite à une série qui a su faire preuve de maturité et de subtilité à travers un scénario complexe. Metal Gear Solid 3 ne sait pas vraiment sur quel pied danser. D'une part, les boss (qui ne sont, en pratique, des allégories que par leur nom) sont épurés dans la mesure ou on leur a retiré toute leur humanité. Derrière leur nom de code, c'est le vide. Pas de personnalité, pas de charisme, pas de passé ni d'avenir, on ne ressent pas même une once de loyauté envers le Boss. Trahison : la saga a toujours placé au premier plan l'être humain, qui a vécu dans un contexte particulier, qui a tissé des relations spécifiques avec les autres, qui a tiré de son passé une raison de se battre, une raison de vivre, et ce malgré une vision relativement pessimiste de l'Homme dans un futur proche.

D'autre part, le scénario semble être dans la veine des anciens : une mission d'infiltration avec l'objectif habituel de libérer un otage et de neutraliser la menace ennemie. Difficile, donc, de voir là un jeu au message simple, on espère plutôt renouer avec la richesse scénaristique qui nous a laissé pantois devant Shadow Moses et la Big Shell. Mais l'histoire ne tient finalement que peu ses promesses. Si l'on peut voir d'un bon œil le raccourcissement des cinématiques et des dialogues, on reste perplexe face à un manque flagrant d'efficacité narrative. Certes, c'est plus court, mais ça traine, ça tourne en rond, ça tente vainement de nous faire miroiter un certain «héritage», qui s'avèrera être l'un des rares éléments importants à retenir, sans pour autant avoir quoi que soit d'exceptionnel. Le constat est qu'on s'ennuie. Le début et la fin sont séparés par un énorme creux qu'on a du mal à attribuer à un MGS (et pourtant Dieu sait que MGS2 n'était pas toujours palpitant). On préférera alors se tourner vers les pitreries d'Ocelot, la silhouette d'EVA (de moins en moins vêtue à mesure que l'histoire avance) ou encore les excentricités de Volgin. Comme si, des deux facettes de Kojima, il ne restait que celle qui nous servait l'humour débile qui nous a arrachés plus d'un sourire gêné par le passé.

Car il faut se rendre à l'évidence que celle qui nous présentait des personnages fouillés est en petite forme. Outre les boss mentionnés plus haut (qui ont une «bonne excuse»), ni les trois attractions sus-cités, ni les contacts radio n'ont droit à un développement digne de Naomi Hunter et autre Rosemary. Peut-être pas le vide total, mais ça reste trop peu. Seule l'histoire du Boss fera preuve de réelle complexité. Mais il faudra être patient, car cette dernière ne se dévoile qu'à la fin, à l'image du scénario qui tentera de compenser le vide de la progression par quelques twists que l'on n'espérait plus. Une caricature grossière de MGS, malgré une fin assez réussie, quoique longuette, et qui sera le seul moment émouvant du jeu.

Je ne cherche pas ici à réécrire Snake Eater. Après tout, Metal Gear est l'une des rares séries actuelles à mettre en avant la notion d'auteur dans le domaine du jeu vidéo. L'auteur a fait des choix qui ne m'ont pas convaincu, notamment celui de proposer un scénario simplifié, se voulant plus direct et plus personnel, alors que la présentation, pas si éloignée que ça de ce dont on avait l'habitude, ne s'y prêtait guère. A titre personnel, je ne me suis pas non plus senti concerné par les réflexions sur la loyauté ou le patriotisme. Mais je ne nierai pas le fait que, en mettant de côté mes attentes vis-à-vis d'un jeu au titre si prestigieux, j'ai finalement passé un agréable moment devant ce jeu d'action, qui se parcourt un peu comme un petit jeu de plateforme ou un beat them all, dans lequel on avance, on apprécie le gameplay et on profite des combats de boss sans forcément chercher bien loin.

Partager cet article

Vous aimerez aussi :

Towa and the Guardians of the Sacred Tree : un roguelite qui tente quelque chose de nouveau
Towa and the Guardians of the Sacred Tree : un roguelite qui tente quelque chose de nouveau
FC 26 : Le renouveau tant attendu de la franchise d’EA Sports
FC 26 : Le renouveau tant attendu de la franchise d’EA Sports
METAL EDEN
METAL EDEN
Hunter x Hunter: Nen × Impact
Hunter x Hunter: Nen × Impact

=Insta : @lyagamii = #jeuxvideo #jeuxvideos #mangafr #mangafrance #animefrance #mangadessin #mangafrance #dessinmanga #lecturemanga #animefrance #mangatheque #figurinemanga #frenchgamer #mangalivre #dessinmanga #dansmamangatheque #lafrenchgaming #mangafrance #mangafr #animefrance #otakufr #dessinmanga #pokemonfrance #cosplayfrance #imagemanga

« Article précédent Article suivant »
Retour à l'accueil

@lyagamii.instagram recommandation manga sur mon insta en bio 🇫🇷 mangatheque 💫 🔥 Instagram : Lyagamii 🇫🇷 (20k) 🤙Avis et Réel Manga/Anime/Gaming sur IG 🔥 du #animetiktok par #animeedits et de manga #mangatheque avec plein de figurine #mangacollection #mangafrancais #resumemanga #mangafrance #mangadessin et des conseils #recommandationmanga #mangafrance ♬ Goku Black Theme (From "Dragon Ball Super") - Epic Version - Anthony Lo Re
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par Anthony. ✪ (@lyagamii)

 

 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par Anthony. ✪ (@lyagamii)

 

 


  • Voir le profil de OtakuplayerFR - jeux vidéo - Manga sur le portail Overblog
  • Top articles
  • Contact
  • Signaler un abus
  • C.G.U.
  • Cookies et données personnelles
  • Préférences cookies


    jeu video france manga animetwitter otakuplayerfr  facebook twitter  instagram jeu video france manga anime

<